Par Manuel Sanson (Mediapart) - le 08/09/2026 à 08h00
Un policier comparaît le 21 septembre devant le tribunal correctionnel pour avoir violemment frappé une jeune femme avec sa matraque, en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions en mai. La circonstance aggravante de l’usage d’une arme n’a pas été retenue.
« Je ne sais pas pourquoi il fait usage de son bâton à ce moment. » Ainsi s’exprime, le 4 juin 2026, le chef de la compagnie d’intervention du commissariat de Rouen lorsqu’il est auditionné. Après quelques semaines d’enquête, Kévin S., un policier rouennais, va comparaître, le 21 septembre, devant le tribunal correctionnel de Rouen pour des faits de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours. Il reste présumé innocent dans l’attente de son jugement. Dans cette affaire, au-delà des faits, ce qui interroge, c’est une forme de mansuétude du parquet de Rou...