Près de Rouen, une école catholique a fermé les yeux sur un cas de harcèlement avant de changer de pied

Pendant des mois, la direction de l’école privée sous contrat Saint-Joseph de Oissel et le diocèse de Rouen ont disqualifié les accusations de harcèlement portées par une famille. Depuis l’année scolaire 2025-2026, l’apparition de nouveaux témoignages d’enfants, l’ouverture d’une cellule de crise, des auditions du personnel et un dépôt de plainte contre l’ancienne directrice ont conduit l’établissement à revoir sa position.

Les premières alertes remontent à l’année scolaire 2022–2023. Nouria*, mère d’Ilyès* scolarisé à l’école catholique Saint-Joseph de Oissel depuis la maternelle, commence à dénoncer auprès de la direction des faits de harcèlement répétés de la part de la directrice de l’établissement, également enseignante. Selon son récit, l’enfant entré en CE1 est la cible de remarques dévalorisantes, d’humiliations en public et de mises à l’écart devant ses camarades. Nouria affirme que son fils se voit régulièrement intimer l'ordre de « se taire », est qualifié de « bête » et présenté aux autres élèves comme un enfant avec lequel il ne faudrait pas jouer. D’emblée, les propos sont contestés...

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