Par Nicolas Cossic - le 08/09/2026 à 14h25
Baptisé DEZiR, ce gigantesque projet industriel fait déjà face aux vents contraires. Alors que d'aucuns défendent un « levier nécessaire » pour contribuer à décarboner le secteur aérien, des opposants locaux n'hésitent pas à dénoncer une « fuite en avant techno-solutionniste », en pointant également le pedigree politique du porteur de projet.
C'est un projet d'une envergure rare. 1,3 milliard d'euros d'investissement annoncé. Deux sites industriels distants de 13 kilomètres, l'un à Alizay, l'autre à Petit-Couronne, connectés via un carboduc souterrain. Une consommation électrique annuelle égale à celle de 681 000 foyers français. Porté par Verso Energy, DEZiR – pour Décarbonation en Seine-Eure et sur la Zone industrielle de Rouen – le projet vise à produire, à partir de 2029, un carburant de synthèse pour l'aviation, capable de se substituer au kérosène d'origine fossile. Considérée comme « durable », cette production doit permettre de limiter les impacts négatifs sur le climat du secteur aérien, à l'origine de 5 % des émissi...