Par Victor Mottin - le 03/02/2026 à 15h25
Derrière l’image d’un candidat sérieux et discret, Gilles Lebreton cultive sur X (ex-Twitter) une rhétorique complotiste, en décalage avec la stratégie de dédiabolisation du RN.
Fin mai 2024, devant un auditoire clairsemé, l'eurodéputé RN Gilles Lebreton fait ses adieux au Parlement européen. Officiellement, l'homme, âgé à l'époque de 65 ans, a « décidé de quitter la vie politique » et de se « consacrer totalement à [s]on métier de professeur de droit ». « J'ai vraiment eu grand plaisir à travailler avec tous les collègues, même si j'étais parfois en opposition avec eux mais ça fait partie de la vie » entonne-t-il, sans effusion de sentiments. Et conclut : « Voilà, bonne chance à tous. » Le ton est froid, la parole concise. C'est la marque de fabrique de Gilles Lebreton. Peu connu du grand public, cet ancien chevènementiste, « séduit » par Marine Le Pen ...