Par Jean Fulbert - le 10/12/2025 à 16h35
En sept ans, le Rassemblement national a triplé son nombre de voix dans l’Orne, pourtant traditionnellement hostile à l’extrême droite. Le vote RN remplace petit à petit un vote gaulliste longtemps de mise dans ce département rural enclavé où la population immigrée est l’une des plus faibles de l’Hexagone. Premier volet de notre série de trois longs articles consacrée à l’ascension de l’extrême droite dans ce bout de Normandie.
Chasse, pêche, nature et conservatisme. À mi-chemin entre Paris et la Bretagne, blottie au sud de la Normandie, l’Orne reste cette terre rurale gouvernée de longue date par une droite bon teint. À l’exception de quelques communes importantes comme Alençon, Argentan ou Flers, dirigées par les socialistes, le moins peuplé des départements normands est toujours et encore entre les mains des Républicains, incarnés par l’actuel président du conseil départemental Christophe De Balorre et, avant lui...