Par Mickaël Correia (Mediapart) - le 04/02/2026 à 08h00
Le 3 février, la multinationale et un sous-traitant ont comparu devant le tribunal correctionnel après la mort d’un ouvrier de 38 ans sur la raffinerie de Normandie. Si TotalEnergies a avancé que le risque accidentel n’avait pas été identifié, les parties civiles ont dénoncé des lacunes de sécurité délibérément ignorées.
Dans la salle d’audience, Carole Marchant et ses quatre enfants se sont serrés sur l’étroit banc des parties civiles. Ce 3 février au Havre, TotalEnergies et une société sous-traitante, Bataille, comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour, entre autres, homicide involontaire « par violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité ». Le 15 février 2019, son mari, Cédric Marchant, a perdu la vie sur la plateforme Normandie de TotalEnergies, près du port du Havre – la plus grosse raffinerie du pays. Embauché par Bataille, l’ouvrier de 38 ans était venu ce jour-là sur le site industriel pour recharger en sable une cuve de fi...