Par Matteo Trabelsi - le 27/03/2026 à 15h15
Au CHU de Rouen, derrière les murs du plus grand établissement hospitalier de Normandie, un management basé sur la précarité et les pressions hiérarchiques entretiennent un climat de peur. Entre refus de titularisation, licenciements, enquêtes internes sans neutralité et décisions judiciaires défavorables, les signaux convergent vers un dysfonctionnement systémique du management hospitalier.
Laurence*, 52 ans, est aide-soignante en fin de stage au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen. Après une reconversion professionnelle, celle qui avait toujours rêvé de travailler à l'hôpital est décrite pendant deux ans comme « volontaire », « appliquée » et « parfaitement intégrée ». Tous ses rapports d’évaluation, que Le Poulpe a pu consulter, soulignent son sérieux, son adaptation rapide et la qualité de son travail en équipe. Pourtant, à quelques semaines de sa titularisation, un rapport défavorable est rédigé par la direction, en contradiction avec les évaluations précédentes. Les appréciations sont vagues, les griefs jamais étayés. Laurence n’...