Par Camille Polloni et Lorraine Gregori (Mediapart) - le 15/07/2026 à 14h10
Rien ne prédestinait la préfecture de l’Orne à devenir l’un des bastions du crack en France. Plongée dans une ville qui se débat, depuis trois ans, pour endiguer le trafic et la consommation.
À chaque clocher sa légende. Celle d’Alençon s’est répandue comme une traînée de poudre blanche. Depuis le confinement, la préfecture est confrontée à l’implantation durable du crack, une drogue dérivée de la cocaïne. « Ce qu’on entend, c’est que quelqu’un de la région parisienne serait venu s’installer à Alençon pendant le confinement et aurait initié plusieurs “cuisiniers” à la fabrication du crack », raconte l’ancien maire Joaquim Pueyo. Avant de nuancer : « Mais je n’ai aucune certitude là-dessus. » Selon l’interlocuteur, la légende varie. Le « pionnier » du crack viendrait de Paris, ou peut-être de Guadeloupe. Il serait reparti ou r...