À Rouen, la méthode NMR, pur politique, habile et secret, entre ambition dévorante et petits arrangements

Largement en tête à l’issue du premier tour, le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol devrait être réélu sans encombre à la mairie de Rouen et à la métropole. En attendant le verdict des urnes, Le Poulpe s’est intéressé à l’homme, fin manoeuvrier, animal politique biberonné aux recettes fabiusiennes. Derrière l’image de gendre idéal, affable et posé, se révèle aussi la figure d’un homme politique qui peut se montrer dur, adepte du rapport de force et cultivant le mystère.

45,13 % des suffrages au premier tour, plus de vingt points devant sa concurrente de droite et du centre. À moins d’un incroyable revirement, Nicolas Mayer-Rossignol rempilera dimanche prochain pour un deuxième mandat à la tête de la mairie de Rouen et de la Métropole Rouen Normandie. Son calcul était le bon. Dans la douleur et au terme d’intenses négociations d’arrière-boutique et de quelques concessions, le socialiste de 48 ans est parvenu à rallier, début janvier, les Écologistes et le Parti communiste. Le plus dur semblait fait. Peut-être pas un boulevard devant lui, mais sans doute une belle avenue. Il connaît trop la sociologie rouennaise : longtemps de centre droit, elle a glissé ...

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