À Caen, derrière la campagne ratée du RN, l’ascension d’un noyau de jeunes militants

Marquée par un changement de tête de liste, la campagne du Rassemblement national s'est soldée par un échec à Caen : aucun élu du parti d'extrême droite ne siège au conseil municipal. Elle a toutefois vu s’imposer en interne la mainmise d’un noyau dur de cinq à six jeunes militants autour du délégué départemental Louis Defever, alors même que certains d’entre eux entretiennent des liens avec des organisations d’extrême droite controversées.

Dans une brasserie du centre-ville de Caen (Calvados), les cadres locaux du Rassemblement national ont donné rendez-vous à la presse, ce 4 février 2026. Quelques jours plus tôt, le parti d'extrême droite a été contraint d'annoncer le retrait de Brice Desrettes, sa tête de liste pour les municipales. En cause : un « imprévu » et « des raisons personnelles », se justifie auprès de la presse locale l'intéressé, quasi inconnu du paysage politique, qui se présente comme « un capitaine dans le brouillard » sur son compte LinkedIn. Pour tenter de dissiper la brume, le RN envoie à la barre Chantal Henry, conseillère régionale et jusque-là numéro deux sur la liste. Présentée à la presse le 4 févr...

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