La face cachée du lin normand – LE POULPE

La face cachée du lin normand

La Normandie se targue d’être la première région mondiale en matière de production de lin. Mais le côté naturel et écolo de sa fibre tient plus de la légende que de la réalité. Et l'on parle de modèle productiviste et de recours aux intrants chimiques pas si modéré que cela, à rebours de la belle communication autour de cette plante aux petites fleurs bleu violet.

Par yves deloison | 03 Fév 2022

Au mois de juin, des champs entiers de petites fleurs bleu violet, ondoyant sous le vent, contribuent à l’image idyllique du lin. Biodégradable, cette plante « remarquable qui n’a besoin d’aucune irrigation, aucun défoliant et quasiment aucun intrant » selon le site de la région Normandie, constitue une aubaine pour le territoire qui produit 63 % du lin textile français (Agriscopie 2020).

La collectivité qui « considère cette filière comme d’excellence sur son territoire au regard du poids qu’elle représente à l’échelle européenne », lui verse plus d’un million d’euros par an en moyenne depuis 2016. La région, Seine-Maritime, Eure et Calvados en tête, fournit 527 900 tonnes de lin sur 73 315 ha en 2019 pour un chiffre d’affaires estimé à environ 222 millions d’euros en 2018, soit 5,4 % du produit agricole régional (hors aides, services exclus, autoconsommation exclue).

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