Centre hospitalier du Rouvray, près de Rouen : appel à la grève illimitée à partir du jeudi 19 septembre – LE POULPE

Centre hospitalier du Rouvray, près de Rouen : appel à la grève illimitée à partir du jeudi 19 septembre

Et ce quinze mois après la grève de la faim menée par sept salariés de l'hôpital psychiatrique sottevillais, en juin dernier.

Par LePoulpe | 13 Sep 2019

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Témoin du mal persistant au sein du centre hospitalier du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, un appel à la grève illimitée a été lancé par l’intersyndicale CGT – Sud – CFDT de l’hôpital psychiatrique à compter du jeudi 19 septembre. Pourtant, après deux mois de mobilisation largement médiatisés et une grève de la faim de dix-huit jours menée par sept salariés, l’an dernier, en juin 2018, le personnel avait réussi à négocier, aux forceps, une sortie de crise sous la forme d’un protocole d’accord entre syndicats, direction et Agence régionale de santé. Trente postes de soignants devaient être créés. 

Mais la tension n’est pas retombée et les banderoles de mécontentement sont réapparues sur les grilles de l’établissement. « Rien n’a changé », critique aujourd’hui Sébastien Ascoet, cadre-infirmier et représentant CGT, en pointant encore et toujours « la sur-occupation » de l’établissement et donc « le manque de lits ». 

En outre, les syndicalistes dénoncent « l’absence totale de visibilité sur les trente embauches et l’affectation des postes », « alors que les départs ne sont pas remplacés ». « Nous sommes toujours en déficit de postes et nous réclamons toujours des effectifs à la hauteur des besoins », avance René Navarette (CGT), infirmier et représentant du personnel, lui-même gréviste de la faim en juin dernier. 

*La direction du centre hospitalier du Rouvray a fait parvenir un communiqué du presse vendredi 13 septembre en fin de journée, où il est entre autres indiqué que : « Vingt postes ont été financés, les 10 autres devant être notifiés d’ici la fin de l’année. Ainsi, ces 20 postes ont fait l’objet d’un recrutement stable et pérenne. À ce jour, l’effectif atteint un niveau historique couvrant une grande partie de l’absentéisme et supérieur aux effectifs cibles prévus. Enfin, les postes protocole ne servent en aucun cas à remplacer les départs naturels contrairement à ce qui a été affirmé par l’intersyndicale. »