Accueil des mineurs étrangers : le chemin de croix de Mamadou face à l’incohérence des tests osseux – LE POULPE

Accueil des mineurs étrangers : le chemin de croix de Mamadou face à l’incohérence des tests osseux

Mamadou a quitté la Guinée Conakry pour fuir des conflits religieux et trouver des horizons meilleurs. Aujourd’hui dans la région rouennaise, après avoir affronté un parcours chaotique, il fait face à des pouvoirs publics récalcitrants à l’idée de secourir les jeunes migrants isolés malgré l'obligation légale qui pèse sur eux. Au coeur de son dossier, la pratique controversée des tests osseux.

Par Christophe TREHET | 14 Jan 2022

recommander

Arrivé clandestinement en France à l’issue d’un voyage périlleux via la Libye, Mamadou a posé ses valises le 5 juillet 2020 à Rouen. Comme d’autres jeunes migrants sans papiers, il a été orienté vers les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Département de la Seine-Maritime afin de l’extraire de la rue et de ses dangers. Pour finalement faire face à un mur.

Le jeune Guinéen a été accueilli par le Comité d’action et de promotion sociales (Caps) à qui le Département a confié, depuis 2018 dans le cadre d’un marché public, la gestion des mineurs non accompagnés susceptibles d’être pris en charge par l’ASE.

En moyenne, selon le Département de la Seine-Maritime, environ 40 % des personnes se déclarant mineurs non accompagnés (MNA) sont pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Au 31 décembre 2020, 664 jeunes reconnus mineurs étaient accueillis à l’ASE contre 811 au 31 décembre 2019, une baisse à mettre en relation avec la crise sanitaire.

Prolongez votre lecture !

Je me connecte à mon compte

  • Accédez à tous les contenus du Poulpe en
    illimité
  • Soutenez le média normand d’investigation. Soutenez l’indépendance

Abonnez-vous à partir de 4 €