A Rouen, derrière l’occupation de l’ancien foyer Sainte-Marie, les coulisses d’un projet immobilier opaque et juteux – LE POULPE

A Rouen, derrière l’occupation de l’ancien foyer Sainte-Marie, les coulisses d’un projet immobilier opaque et juteux

Côté pile : l'ancien foyer de jeunes filles de la rue de Joyeuse, à Rouen, squatté depuis plusieurs semaines par des militants écologistes pour s'opposer à un vaste projet immobilier porté par le promoteur Sedelka Europrom. Côté face : des investisseurs discrets, des recours, des crispations politiques et un jackpot en vue pour les promoteurs.

Par Manuel SANSON | 30 Sep 2021

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Le 11 septembre dernier, plusieurs centaines de personnes assistent à un concert de métal dans le quartier Saint-Nicaise de Rouen. L’évènement a lieu, non pas dans une classique salle de concert, mais dans les locaux d’un ancien foyer de jeunes filles, installé au 2 rue de Joyeuse, non loin du lycée Corneille à Rouen, bâtiment squatté depuis plusieurs mois par plusieurs dizaines de militants écologistes.

Sur une parcelle d’environ 8 000 m2 s’élèvent plusieurs bâtiments, des chambres en pagaille, une chapelle et plusieurs espaces naturels. Les occupants sans droit ni titre, selon la terminologie juridique en vigueur, s’opposent au projet d’un promoteur immobilier de construire ici des appartements de standing.

Une pétition – pour préserver la biodiversité des lieux – a été mise en ligne, elle a déjà collecté près de 30 000 signatures. La justice a été saisie de l’affaire en vue d’ordonner l’expulsion des militants.

Si les squatteurs et leurs nombreux soutiens ont pris la lumière médiatique à l’occasion de plusieurs reportages publiés ces dernières semaines, les porteurs de projet se font, de leur côté, beaucoup plus discrets. 

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